Saga du poulet jaune de chez Auchan pour ceux qui aiment les sagas avec des poulets jaunes

Publié le par Maryse

Acte 2 : Soupe hongroise (enfin je crois) pour ceux qui ne savent plus très bien d’où viennent les recettes de famille


Il nous reste, si vous avez suivi notre passionnant premier épisode de saga, quelques morceaux de poulet à cuisiner. Savez-vous ce qu’elle en fit ? Une « soupe hongroise ». Enfin, on l’a toujours appelée comme ça dans sa famille. Et le hongrois, elle l’avait entendu parler plus d’une fois par son grand-père. Sa grand-mère d’origine polonaise opérait de (savants ? hasardeux ?) mélanges culinaires, de sorte qu’on ne savait plus exactement déceler l’origine du plat préparé. Bon, les kluski na parje, ça, c’était polonais. Le makowiek (beurk !) aussi. Les « nokli » ?? Hongrois ? Et cette fameuse soupe… cette soupe ? Elle n’a pas de nom imprononçable et pourtant, elle fleure bon les pays de l’Est.


Soupe hongroiseElle se décida donc à en préparer une pour voir si coulait dans ses veines le savoir-faire (ancestral, oui oui) de la famille.  Elle se saisit donc de la carcasse de poulet qu’elle mit à bouillir dans de l’eau. Oui, elle fit un bouillon de poulet quoi. Il fallait toujours bien veiller à écumer jusqu’à ce que la carcasse en question ne rende plus de « mousse ». Une fois préparé, elle passa au roux à la mode « magyar » : Beurre, farine et… une bonne cuillère à soupe de paprika. Elle ajouta au roux préparé une louche de bouillon et fouetta puis remit le tout dans la grande marmite qui avait servi au bouillon, non sans avoir ôté la carcasse citée plus haut. Elle ajouta quelques rondelles de carottes et des petits pois- en boîte, c’était hyper important. Parce qu’il fallait mettre un peu du jus de la boîte dans la soupe. La conserve dans une main, elle se demanda tout de même si c’était bien hongrois ça, le jus d’une boîte de petits pois dans la soupe. Elle se fia pourtant à sa maman qui tenait la recette de sa maman qui la tenait elle-même de Ratislava, belle-mère de cette dernière dont les membres de la famille habitent à Tatabanya, chef-lieu du département Komarom, à environ 55 km de Budapest. Et comme Tatabanya est en Hongrie, la recette y est aussi. Non ?


Et puis, si elle se fia à sa maman, c’est aussi qu’elle lui avait dit que le jus des petits pois « c’est ça qui donne le goût ». Elle ajouta aussi un peu de céleri en branches. Il ne restait qu’à faire mijoer et préparant les fameux « nokli », une pâte bizarre et grumeleuse qui mêle œuf et farine. On peut même y ajouter persil haché ou foie de volaille. Elle y mit plutôt du paprika.  LE jeu consistait ensuite à jeter des petits morceaux de pâte dans la soupe très chaude. Elles remontaient bien vite à surface, toujours bizarres, toujours grumeleuses et croyez-le, délicieuses. Un dernier mijotage et elle put servir ce bouillon dont on ne sait toujours pas si les racines se situent bien en Hongrie ou s’il est le fruit de l’imagination de son arrière grand-mère maternelle. A la dégustation, la cause est entendue : vive la Hongrie et vivent les recettes qui se transmettent au hasard du bouche-à-oreille familial !



Soupe hongroise (enfin je crois) pour ceux qui ne savent plus très bien d’où viennent les recettes de famille



Soupe hongroisePréparation : 30 minutes
Cuisson : 1 heure

Pour 4 personnes

1 carcasse de poulet
3 ou 4 carottes
1 branche de céleri
1 boîte moyenne de petits pois (et le jus !)
1 jaune d’œuf
1 petit bol de farine + 1 cuillère à soupe
1 cuillère à soupe + 1 cuillère à café de paprika
25 g de beurre
sel, poivre

Faire un bouillon de volaille en faisant bouillir la carcasse dans de l’eau (couvrir à hauteur et écumer jusqu’à ce la carcasse ne rejette plus d’écume). A part, faire un roux. Faire fondre le beurre , ajouter 1 cuillère à soupe de farine et la cuillère à soupe de paprika, mélanger pour absorber le beurre, le tout doit former une pâte grumeleuse. Cuire un peu puis ajouter une louche du bouillon, fouetter et remettre le tout dans la marmite. Ajouter les carottes en rondelles, les petits pois avec un peu du jus de la boîte, 1 branche de céleri en tranches fines, saler, poivrer.


Préparer les nokli : Mélanger un jaune d’œuf à un petit bol de farine et 1 cuillère à café de paprika (ou du persil haché, ou du foie de volaille haché). Prélever des petites cuillères dans la pâte et les jeter dans le bouillon. Les pâtes vont remonter à la surface. Laisser mijoter encore 20 à 30 minutes et servir.

 

 

Publié dans Plats

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